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Huy, 16 avril 2005 |
La troisième édition du Vénus rock festival fut un succès. Environ 1500 personnes ont assisté à cette journée électro-rock. Il faut dire qu'avec le
déménagement dans le hall omnisports de l'athénée de Huy, les conditions acoustiques étaient bien meilleures, tout comme d'ailleurs l'accès au festival. On notera, pour les infimes bémols, l'absence du groupe "Plugg" (aussitôt remplacé) ainsi que la brève coupure de courant survenue au début du concert
des "Robots in disguise". Le jeune groupe Legoparty, formation classique chant – guitare – basse - batterie, a honorablement défendu leurs premières compositions très rock, dans la lignée de ce que pouvait faire Courtney Love au sein de Hole. La chanteuse, également membre
du collectif graphique "The Poney express" responsable du visuel de Soldout, a fait preuve d'une belle présence scénique. Aucun CD n'est encore disponible pour l'instant. Dommage car quelques personnes du public auraient souhaité s'en procurer sur place. Ensuite, est venue la prestation des "plus que
confirmés" Liégeois de Superlux. Ils ont, depuis peu, changé leur set en incluant les titres "Monnaie du pape" et "Mister Fokker" qui ne se trouvent pas sur leur premier album "Winchester fanfare". Il y avait aussi les habituelles "Miss Moon", "Rococopink", "Tabloïd", "Alison
Kirk", "Alarm" ainsi que la reprise du groupe ACDC "Thunderstruck" en rappel. On adore les déhanchements du flûtiste Joseph, la "rage" du chanteur Nicolas. Les percussions de Michov, Nicolas et Stéphane, les voix suaves d'Elena et Barbara, les beats percutants de Pierre-André. À nouveau, ce fut enthousiasmant.
À nouveau, ce fut la fête. Superlux live est toujours synonyme de bonheur musical ! Suivèrent alors Robots in disguise. Le début du set des deux anglaises s'annonçaient bien. Rejointe par Sergio, le boss d'Anorak, à la batterie, Les Robots sont arrivées en scène sur
fond du "We are the robots" de Kraftwerk avant d'entamer "Boys", extrait de leur premier album. Les filles prennent effectivement la scène pour une cour de récré. Habillées, maquillées spécialement pour l'occasion, elles nous rappellent que la musique, c'est aussi et avant tout un show. N'ayant pu voir
que le début, pour le reste, nous nous rattraperons début mai à Ferrière. Incroyable ! Incroyable, l'effet Superbus sur la Belgique. Nous pourrions presque dire que le public était venu en masse exclusivement pour la power pop de ce groupe français. L'ambiance fut
frénétique ! Jennifer Ayache, cheveux courts teints en noir pour cette fois, a distillé son dynamisme de "Radio song", extrait de "POP’N’GUM", album plus rock que ska en revenant sur "Tchi cum bah", extrait d' "Aéromusical" dans une version beaucoup plus énergique. Oh surprise, le guitariste nous a
gratifié de sa voix alors que Jennifer Ayache s'emparait de la guitare pour terminer la chanson par un solo. La suite est également française avec le groupe AS Dragon. Et pour ceux qui croyaient que l'ambiance allait retomber, qu'ils se détrompent. Le concert était assez
étonnant, presque étrange. Délaissant le succès "Mais pas chez moi" (trop calme, sans doute) au placard, les Français nous ont servi un rock presque rétro aux ambiances très "Doors", les claviers Rhodes étant fort présents. Indéniablement, l' "hystérie" des danses de la chanteuse Natacha Lejeune ont
de quoi surprendre et dérouter. Comme à l'accoutumée (du moins pour le duo), le final est donc réservé aux SoldOut. Que dire d'un groupe que l'on a vu mainte fois et qui n'a jamais déçu par ses prestations. Les compositions sont efficaces tant sur cd qu'en live. Depuis peu,
le duo reprend "Master and servant" de Depeche Mode. Un bref problème technique permettra à Charlotte de nous rappeler qu'un 7 titres sortira en mai, comprenant des morceaux live, des remixes et des collaborations avec Girls in Hawaii. Les "Robots" viendront rejoindre David et Charlotte pour un rappel
de "I don't want to have sex with you" avant de s'installer aux platines pour nous livrer un set DJ.
Présentation du Venus Rock festival - édition 2005