![]() |
|
du 19 au 23 juillet 2006 |
Du point de vue infrastructure dans le parc, il y a quelques changements
puisque cette année, une nouvelle scène, le dôme, s'est
ouverte. Il a donc fallu remanier la disposition des scènes et il faut
le dire, c'est une réussite.
Si la scène principale du village reste au même endroit, c'est
la scène fnac qui a changé de position pour faire face au dôme.
Et ce changement permet une plus grande place et donc la possibilité
d'accueillir plus de spectateurs mais aussi de permettre à ceux qui "traînent"
au fond de voir et d'entendre un minimum.
Quant au dôme, il s'agit en fait d'un chapiteau couvert mais ouvert sur
les côtés. Heureusement d'ailleurs, vu la chaleur qu'on connaît
actuellement.
Il fait trop chaud !
2,25 euros pour 25 cl d'eau à l'hôtel "mère",
ils ont fait pire qu'aux Ardentes
L'homme
de la journée s'appelle Grand Corps Malade. On
le voit partout, à tous les coin de rues, dans les pierrailles, sur les
poteaux, sur les t-shirts. Et il n'est même pas à l'affiche des
Francos. A lui seul, il constitue le Buzz de cette édition. Une conférence
de presse a même été organisée pour l'occasion ainsi
qu'un concert privé, sur invitation.
Samir
Barris, accompagné sur scène d'Aurélie Muller, de
Thomas Van Cottom et de Nicholas Yates est venu présenté son album
"Quel effet ?" Il le dit lui-même, il n'a pas un répertoire
fort "festival" et c'est tout en douceur qu'il présentera ses
chansons. Tantôt cafouillant quand il s'adresse au public, tantôt
hésitant parfois dans ses paroles ou sa musique tant la chaleur est forte
et modifie le son de sa guitare. Le public présent n'était pas
trop participatif quant à devoir chanter avec lui sur "Invitation"
mais n'a pas hésité à le seconder quand, lors du rappel,
il chantera un titre sur sa "condition" de chanteur et de dire : "Entendre
le public du dôme à Spa crier en chœur : "Samiiiiiiiir".
Ce que les gens ne manqueront pas de faire. Bien entendu, "le fossé"
sera reconnu par le public qui n'hésitera pas à frapper des mains
tout comme pour "Plaire" ou "Les Remontrances".
Ce ne fut pas le gros succès mais les spectateurs présents semblent
avoir apprécié, certains se précipiteront même au
stand disc pour acheter son cd et se le faire dédicacer.
Il
faut l'avouer, j'ai été agréablement surprise par Pauline
Croze.
Je
m'attendais à une formule guitare-voix mais l'artiste est venue avec
renforts puisque accompagnée d'un batteur, d'un guitariste et d'un bassiste-contrebassiste.
Alors que Célyne nous disait, dans notre podcast spéciale Francofolies,
que son album manquait de variété, cette formule en concert secoue
beaucoup plus les sens.
Quant à Katerine, arrivé tel un guru sauveur, tout de blanc vétu, les yeux maquillés et le boa vert au cou, il fut magistral même si cela semblait peu spontané.
Merci à la Croix Rouge. Zéro euro le verre (et même la bouteille) d'eau.
La journée commence par quelques nuages, très vite dissipés pour faire place à un second jour de chaleur sous un soleil de plomb.
Nous
arrivons à 12h00 pour le showcase privé de Sacha Toorop. Il vient en effet, présenter à la presse quelques compositions de son nouvel album (qui sortira, comme dit dans notre podcast, le 10 septembre à 22h21'34'). Nous aurons l'occasion
d'y revenir.
Dans l'après-midi, La balance de l'artiste Philine semble pas mal, on reste un peu, le temps
d'écouter cette artiste qui concoure pour le Franc'off. L'univers est tourné vers la ce qu'on appelle la chanson française. Et il y a du potentiel dans les compositions grâce notamment à la présence de claviers qui rendent les mélodies un rien plus pop.
l'artiste commence par nous expliquer en prose ce qui l'a amenée à faire de la musique.
Dès 15h, c'est au tour du groupe français Daisybox de fouler pour la seconde fois la scène du village Francofou.
Un groupe qui vient déjà de fêter ses dix ans et qui malgré le fait qu'ils étaient pour l'occasion à Charleroi en avril dernier nous dit "ça faisait longtemps que nous n'étions pas venu".
Nous faisons un (malheureux) détour par le dôme pour découvrir le Québécois Nicola Ciccone. Malheureux car il ne correspond pas du tout à nos préférences. De retour vers la scène principale pour écouter
Blankass
avec un dernier album "Elliot" bien différent de ce qu'ils ont fait avant. Ne voilà t'il pas qu'ils commencent par "La couleur des blés", premier single et premier succès du groupe, "teinté" d'accordéon. Mais là vraiment
je n'accroche toujours pas. Heureusement que peu après la chanson "Qui que tu sois" vient sauver le concert… Dès le début, ils inviteront le public à participer au concours de celui qui saute le plus haut.
Une conférence de presse est prévue avec Mickey 3D, nous nous y rendons avec
nos quelques questions quant à la chanson "Réveille toi" et nous devons faire face à un Michaël Furnon qui apparaît assez blasé d'être là. Si nous, nous étions ravies de le voir, nous n'avons pas eu l'impression qu'il était
content d'être là. Le défilé des "stars" ne cesse à l'hôtel, une dame nous demande si nous n'avons pas croisé Raphaël. Non, madame mais par contre le chanteur de Malibu Stacy est là en interview pour MCM. Ses filles ne manqueront pas
de l'accoster pour une séance photo ("Mais qu'il est beau"…). 

En soirée, nous faisons un bref passage vers le Petit Théâtre pour Sacha Toorop et là il n'y a pas à dire mais la magie de ses chansons opère encore plus ! D'autant que la majeure partie du public est plutôt présent pour
Arthur H. Mais Sacha les emballera dès la première chanson. Enfin, direction Mickey 3D pour quelques photos et un passage à la Croix Rouge. La chaleur a eu raison de moi. Il me faudra donc me contenter du son avant de devoir abandonner mes espoirs de
revoir Venus en entier ou encore Malibu Stacy.
Journée chaude s'il en est, non par l'omniprésence du soleil mais plutôt par le nombre d'artistes intéressants présents dans le par cet sur la grand place. Lau, Vegastar, Vincent Venet, Ben Ricour,
Hugo
et surtout Saule avec malheureusement certains concerts qui se déroulent en même temps. N'ayant pu choisir, je resterai quelque peu avec Hugo sous le dôme où, selon Célyne, il jouera surtout les chansons de son premier album. Je me dirige
ensuite vers la scène principale pour la liégeoise Lau.
Je dois dire que plus je l'entends, plus je trouve que son répertoire
tient vraiment la route. Outre son duo avec le rappeur Tar one (Dope Skwad), c'est un hommage à Pierre Rapsat qui fera applaudir d'avantage le public.
De retour vers le dôme pour écouter Saule,
La sensation belge de l'année. Il dégage
une réelle sympathie alors que le public nombreux, venu en masse, attend impatiemment qu'il termine sa balance où il précisera d'ailleurs : "je n'ai jamais vu autant de monde à un soundcheck". Que ce soit la balance du micro du "Human beatbox", celle du
claviériste ou encore celle de Saule, elles provoqueront toutes les applaudissements du public, et ce n'est même pas encore le concert... Malheureusement, son retard fera que je ne verrai que le soundcheck et les premières notes de son live.
A 18h30, il y a An Pierlé & White Velvet qui m'attendent. Mais pourtant, malgré une
plus grande communication avec le public (par rapport à 2003) de la part d'An, notamment quand elle dit : "il fait chaud… il faut enlever les vêtements !", il y a comme un accro dans la prestation. A nouveau, ce n'est pas sa faute mais c'est plutôt dû au fait
qu'on la place à une heure et un endroit où elle n'est pas tête d'affiche et où, donc, elle ne peut pas s'exprimer complètement et laisser libre cours à sa douce folie. Qu'importe, je connais son talent et je sais combien ces concerts peuvent être de vrais
moments de bonheur. C'est
Olivia Ruiz qui prend la relève et bien des gens étaient là pour elle plutôt
que pour An. Elle débute son concert par une chanson en espagnol (?) et il faut dire que c'est un peu l'ambiance qui régnera tout au long (de ce que j'ai vu), bien loin de cette ambiance cabaret qu'elle prête à ses albums. Finalement, en grand espace, elle tient la route la
petite Olivia, n'hésitant pas à parler au public et à lancer un concours du public qui chante le plus fort, à parler du bonheur des femmes (la maternité, pas le chocolat...), un concert qui a certainement été mis en scène.
On repart du côté du dôme, à l'autre bout du site du festival pour aller voir un brin de prestation de son acolyte Ben
Ricour. Là aussi le public est nombreux et n'hésite pas à montrer au chanteur qu'il apprécie ce moment avec lui. Ben Ricour lui fera d'ailleurs l'honneur d'une nouvelle chanson, fraîche de 3 semaines. A 21h30, nous avons
Thomas
Fersen en même temps que Vincent Venet en même temps que Joseph d'Anvers. Là, les organisateurs ont fait fort : que choisir ? Je ferai l'impasse sur les deux derniers, tant pis pour Joseph, quant à Vincent, j'aurai encore l'occasion de le voir ultérieurement.
Et c'est donc, de retour sur la grand place que j'assiste à mon premier concert de Thomas depuis 1998. A l'époque, c'était au foyer culturel de Sprimont devant… 200 personnes. Il était seul au piano. Cela a bien changé, évidemment, même si son répertoire
n'a pas vraiment changé, lui. Il développe un univers et des ambiances qui lui sont propres, comme sorti d'un autre temps ou d'un autre monde. Habillé tel un dandy des années folles, accompagné par des musiciens, tous coiffés d'un chapeau qui n'est pas sans
rappeler le film "Orange Mécanique", il agrémentera son concert par quelques pas de danse "irlandaises" que le public applaudira. Il faut aussi souligner les choix de l'éclairagiste que je remercie vivement,
tant
cela augmentait l'ambiance (et agréait aux photos). Vient ensuite, la tête d'affiche de la soirée, Louise Attaque pour une deuxième prestation sur la grand place et qui d'emblée électrisera l'ambiance en entonnant directement son
dernier tube. Là aussi un jeu d'éclairage affolant. J'ai noté la présence de Patxi dans le frontstage (décidément, après Grand Corps Malade, lui aussi est partout) chantant à tout va sur les chansons du groupe.
La journée sera métal au Casino, chanson française
sur la grand place et métissage dans le village Francofou. Quant à
moi, c'est plutôt journée calme, journée promenade.
Marie
Warnant sera la première artiste de ma journée. Un concert
qui tient parfaitement la route sur une grande scène. De nouveaux arrangements
plus électriques pour l'occasion.
Par
après, je me dirige vers un des bars en folies de la ville pour Vander.
Pas génial, peu de public et peu d'intérêt de sa part. Le
Belgo-Québecois assurera comme il pourra, des versions retravaillées
de "La Belgqiue en résumé" ou de "Ferme ta Bush",
devant une fillette se dandinant sur son dub. Après une interview de
l'artiste et puisque toute photo nous est interdite tant pour Julien Clerc que
pour Marc lavoine, je me dirige vers le Casino, afin de voir
la
triple affiche réunissant Daniel Hélin en maître de cérémonie
pour le Français Nicolas Jules et le Québecois Damien
Robitaille. Ce dernier nous contera la différence entre la campagne
et la ville au Canada: "A la campagne, la nuit, vous ouvrez les rideaux
et regardez les étoiles à la longue vue. A la ville, vous tirez
les rideaux pour qu'on ne vous "espionne" pas."
Au Casino, c'est aussi la soirée métal, où je fais un détour. Au moment où je passe, Enhancer assure son concert, la salle est à moitié pleine. L'un des membres du groupe dit alors : "Eh, tu veux voir comment on fait crier les filles?",
avant d'entamer les premières notes et les premières paroles "On a parocuru les chemins..." de Kyo. Les sifflements fusent, ils s'arrètent: "Oui, c'est plutôt les mecs qui crient parce que les filles, elles aiment ça" et de nouveau, les sifflements
s'entendent.
Dernier jour... déjà... enfin ! (lisez entre les crochets), placé sous l'adjectif génial musicalement mais pas humainement. La journée avait plutôt bien commencé : j'ai croisé JD Davis, toujours aussi sympathique et humble (merci JD) avec qui j'ai
discuté de musique, de mix, etc. J'assiste à la balance de La Grande Sophie où elle et ses musiciens s'échauffent sur un répertoire parcourant les époques et les styles. Et puis il y a cette conférence de presse en sa compagnie et ensuite celle de Cali.
J'avais préparé quelques questions pour Bruno, histoire qu'il y ait au moins une première, qu'on attende pas 5 minutes avant que quelqu'un ose. Pourtant, des journalistes, des vrais, des payés, il y en a dans cette pièce. La conférence se termine et c'est là
que tout se gâche. Apparemment, j'étais de trop, j'en ai trop fait, trop dit.
[Marre de ces gros zooms qui se prennent pour des "moi je suis plus important que toi", jaloux qu'un petit média puisse approcher les "staaars" dans la fosse aux photographes ou lors des conférences de presse. Moi aussi, mosieur,
j'ai eu droit à des dos de photographes quand je prennais mes photos, j'ai fermé ma g... et continué à en faire d'autres. Désolée pour ce règlement de compte. certains diront que ce n'est pas professionnel mais justement vu que je ne suis pas payée
pour ce que je fais... et j'en aurais bien d'autres à dire... "Répétez après moi : on s'prend pas pour de la merde" ].
Et la note positive de cette fin de conférence revient à Jacques, journaliste suisse : Merci de vos propos, merci beaucoup; Enfin du respect...
Revenons à la musique.
Si la journée au Parc est placée sous le signe de l'humour, voire de la dérision et du trois millème dégré (Skaira & Poulicroc fête le Grand Jojo, Didier Super, Les Gauff', Plastic Bertrand, ... non ça c'était sérieux.), on promenera
nos oreilles ves le Franc'off pour (re)voir les lauréats de cette année, notamment Balimurphy, groupe bruxellois qui termine 3ème dans lequel officiait Marie Warnant. Effectivement, on voit alors qu'ils ont pris des chemins bien différents : elle, côté pop; eux,
côté folk-rock.
Prenons la direction de la scène Rapsat pour une affiche alléchante mêlant Michel Drucker Experience, La Grande Sophie, Cali et Jean-Louis Aubert. Michel Drucker Experience, le nom est évocateur... Et derrière, se cache un des groupes du
label Anorak Supersport, un groupe qui selon moi devrait faire plus de scènes afin de se faire connaitre d'avantage car ils méritent un public plus large. La Grande Sophie, elle aussi déjà passée à Spa. C'était au village.
Cali me laisse un souvenir mémorable de sa prestation donnée au petit théatre. Le voilà, à présent, sur la grande scène. Comment sera ce concert ? Gardera t'il sa fraicheur ? Sera t'il autant en osmose avec le public sur cette
grande étendue ? Les réponses sont OUI. Une fois de plus... et il n'hésitera pas à fendre la foule, se laissant porter par elle, pour grimper sur la tour technique, sans filet tel un acrobate.
Quant à Jean-Louis Aubert, on sait comme il est excellent en live mais la prestation donnée cette année dépasse le simple fait musical, n'hésitant pas à appeller le public "mes amours". Un vrai moment d'humanité,
un don au public avec qui plus est un répertoire joignant tant les chansons d'Aubert lui même que celle de Téléphone. Sans compter que Cali reviendra pour un duo avec lui.
Que cette dernières journées sur la scène Rapsat fut un ravissement ! Une soirée comme on souhaiterait en voir plus, où la communion entre musiciens surpasse l'enthousiasme du public.
La dernière des Francos est loin d'être terminée puisque dans la salle du Casino se déroule une nouvelle édition des "Electro folies" avec Martin Solveig, David Guetta avec JD Davis et Chris Willis, ses deux chanteurs. Si Martin
Solveig s'exécute pour un dj set; David Guetta viendra avec ses instrumentaux et donnera, grâce à JD Davis et Chris Willis, une dimension live à ses titres. Et il faut dire que "ca le fait".