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Boom, 29 juillet 2007 |
article & photos : Klax
Tomorrow Land, festival dédié aux DJ's... On pourrait facilement faire la comparaison entre un festival tel que celui-ci et un festival... nous dirons "de chansons". Et il y a bien des différences, notamment du point de vue infrastructures nécessaires
: un DJ n'a besoin que de lecteurs cd, table de mixage et éventuellement platines et boite à effets. Mais rien de comparable à l'artillerie qu'apporte un groupe "chansons". Quant au public de ce dernier, il lui est plus facile de chantonner les refrains de ses titres préférés
que dans le cas d'un DJ set où la majorité des titres sont instrumentaux. Bien souvent, il n'y a pas grand chose à voir sur la scène où se produit un DJ, encore moins d'ailleurs depuis l'abandon presque systématique du format vinyl. Evidemment, cela peut être
compensé par un show, accompagné d'un laser, d'une caméra pointée sur le DJ, de danseurs et (surtout) danseuses (Le Versuz l'a compris).
On pourrait dire que l'attrait principal de ce festival est de pouvoir danser toute la journée sur différents styles. En se promenant d'un bout à l'autre de l'aire, on pouvait notamment entendre de la jump, de la techno, de la house, de la trance ou de l'électro.
Côté décoration, le premier prix revient au Versuz qui,
sous son chapiteau, alignait à son plafond une panoplie de boules lumineuses décorées comme des planètes, avait convié un charmant MC ("animateur"), des danseuses et des géants qui renouvelaient leurs costumes (du Fantôme de l'opéra à
Dr Jeckyll & Mr Hyde). A l'extérieur, un espace "plage" & piscine avait été installé. Les organisateurs ont même prévu des ballons de plage à l'effigie du club et le public s'est amusé à les lancer sous le chapiteau. A l'intérieur,
du beau monde puisque le Versuz avait fait appel à
, outre son résident
Dave Lambert, Tom De Neef, Steve Angello (arrivé un
peu en retard) et Bob Sinclar pour un set de 3 heures où se sont succédés ses tubes "The beat goes on", "Love generation", "World hold on", "Everybody movin" entremêlés à d'autres titres tout aussi
housy et avec une fin de set reggae. Bob Sinclar passera aussi la fin de son set à signer des autographes sur les ballons Versuz.
Si la scène Q-dance (réservée au hard style) a certainement été remplie tout au long de cette journée, ce ne fut pas vraiment le cas de la scène Ultra music, placée juste à côté
des autos tamponneuses et qui, sous des rythmes ragga, R'nB ou house, n'a fait le plein qu'en début de soirée.
La scène Kozzmozz, située à côté de
la Q-dance, ornée d'une infrastructure rotative ou trône la lettre K, proposait une belle affiche, orientée techno, avec Joris Voorn, T Quest, Technasia, Jeff Mills et DJ Rush.
En quittant ces deux scènes pour se diriger vers l'autre côté de l'aire, on trouve, à mi-chemin, Le Café d'Anvers qui a aménagé son espace avec du sable et qui invitait notamment Prinz, Luciano ou encore
Carl Craig, véritable légende house qui n'a pas hésité
à passer des disques ayant fait les prémisses de la house et qui a fait preuve d'éclectisme. Suivra Filliz, qui s'est un peu éternisé sur scène afin de discuter en toute sympathie avec les suivants Smos & Baby B.
En se dirigeant vers la Main stage, on trouve aussi le Rendez-Fou, scène ouverte ou se produisaient Raoul ou Maxim Lany et El Carlitto (ce dernier, responsable du remix de Cream pour Federico Franchi).
Face à cette scène, L'Armada
qui, côté déco, a placé deux grandes ailes d'anges de part et d'autres de la scène où les DJ's trance se sont succédé, que ce soit Rank 1, Markus Schultz ou le très souriant Armin Van Buuren.
Une scène trance qui fut enthousiasmante et énergique.
Mason constituait, pour moi, un certain intérêt pour cette mainstage
mais j'avoue avoir été quelque peu déçue par sa programmation un peu plate, à l'exception du passage d'Oxia ou de cette version fanfare d' "Exceeder" qui amenait la version originale et qui a un peu relevé son set. Mais au trois quart de sa prestation,
au moment où la "sauce" montait, le DJ a été victime de deux coupures de courant successives, ce qui a définitivement terni la fête.
Suivait
Yves V, un DJ anversois que je découvrais et qui, lui, durant le temps où je suis restée, m'a emballé avec une house plus vocale (l'heure de chantonner des refrains a enfin sonné !). J'ai fait l'impasse sur Sander Kleinenberg ou David Guetta
(et ses trois lecteurs cd?) pour revenir plus tard pour
Roger
Sanchez. Là aussi, retour à certains moments à une house plus vocale grâce au Work des "Masters at work" ou encore ce subtil mélange de la mélodie de "Sweet dreams" sous le vocal de "Rise". Un vrai bonheur et un son parfaitement
maîtrisé. La soirée s'est terminée, en augmentant un peu les bpm, par la prestation de Paul van Dyk
.
La nuit est complètement tombée et peut laisser apparaître les effets pyrotechniques de la mainstage qui de temps à autre se retrouvait couverte sous le laser show. La petite subtilité de la part du Dj est d'avoir ajouté un laptop ainsi qu'un clavier sur lequel
il rejouait de temps en temps certaines mélodies, notamment pour son tube " For an Angel".
Ce que j'ai noté, au long de cette journée et en me promenant d'une scène à l'autre, c'est le fait que bon nombre de DJs ne jouent quasi plus qu'en cd et qu'ils furent très peu (surtout pour les DJs house ou électro) à passer des titres plus vocaux. Quant
à l'ambiance, elle est bien spécifique au milieu house-techno : une sorte de communion entre tous les "clubbers" qui fait que, peu importe la langue maternelle, chacun s'adresse à l'autre comme si une affinité amicale était établie d'office.
Je terminerai en disant que les Chemical Brothers sont venus quelques fois à trois endroits différents (au moins) avec l'imparable "Do it again" (et de nouveau, on chantonne le refrain…).