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On a vu... Le Nandrin festival. |
Article : Clarisse Flohimont
Une belle affiche, une fois de plus pour ce festival et nous espérions que l'organisation allait suivre ! En effet, on garde un assez mauvais souvenir de l'édition 1999 ou là aussi l'affiche était un rêve (pour moi, en tout cas) mais où l'organisation n'a pas suivi. J'avais espéré réaliser
une dizaine d’interviews et je n'ai pu en faire que quelques unes, grâce à notre débrouillardise surtout ! (merci à Alex-Nameless d'avoir couru me prévenir qu'Hooverphonic était là!). La responsable presse était incompétente, disons-le clairement !
Heureusement cette fois, Eddy, le responsable de cette année connait très bien son boulot (merci à lui) et tout s'est donc bien passé de ce côté là !
Le festival s'est donc bien passé, on notera l'annulation des Wailers que beaucoup attendaient et un petit incident "artistique" en fin de festival (voir à Studio Pagol).
Passons maintenant aux concerts que nous avons vus, cliquez sur les noms ci-dessous pour lire nos comptes-rendus
Autour de Lucie -
Melon Galia -
Novastar -
Fred & the healers -
Robert Plant & strange sensation -
Aka Moon -
Studio Pagol
Autour de Lucie |
Plus d’un an après les avoir vus au festival Houba Houba Pop de Charleroi, je me faisais une joie de les revoir ! Voici ce qu’à l’époque,
j’écrivais concernant leur concert de l’Eden :
"En plus de l’interprétation des titres de "Faux mouvements, le groupe nous a proposé une nouvelle approche, plus électronique, de certaines chansons de l’album "Immobile". Le "live" version 2000 d’Autour de Lucie a peu de ressemblance avec le live de leurs débuts. Outre, bien sur, la maturité de sept ans d’existence, leur concert fut d’une homogénéité et d’une constance majeures. Même les chansons calmes de "Faux mouvements" prennent une force incroyable sur scène. Jean-Pierre Ensuque
est un guitariste hors-pair, Fabrice Dumont, un arrangeur de cordes somptueux, Sébastien Buffet, un percussionniste remarquable et la voix de Valérie Leulliot, mêlée à l’électronique, reste impressionnante. Chaque élément (voix, guitare acoustique ou électrique, basse, cordes, batterie) ne se perd pas dans la mêlée. Tout est créé harmonieusement. Bref, SOUFFLANT !"
Entre-temps, le groupe a subi un changement de personnel : Fabrice Dumont a quitté le groupe pour former “Télépopmusic” et laisse place à Dominique, le nouveau bassiste. Concernant le concert en lui-même, il n’y a pas de grandes modifications, c’est toujours aussi SOUFFLANT, aussi magique, aussi électrisant ! Il est juste dommage que le son n’ait pas suivi. Lorsqu’on s’éloignait de la scène, Il y avait des variations du niveau sonore et on avait l’impression qu’il y avait trop de médium dans la voix de Valérie. Par contre, une fois contre les barrières de la scène, plus rien de tout cela ! L’anecdote, c’est la présence de guêpes, ce qui a d’ailleurs posé problème au groupe et à Valérie en particulier.
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Melon Galia |
Après leur passage aux Francos, on retrouve le groupe bruxellois à Nandrin. Ils nous ont consacré un peu de temps pour une interview (un peu de patience, elle arrive…) et ils nous ont aussi confié qu’ils avaient trois concerts prévus ce jour-là dont un très tôt… Si vous n’avez pas lu notre compte-rendu de leur concert aux Francos, voici de quoi vous retrouvez :
Musicalement, faire ce qu’ils font n’est pas courant : avoir cet esprit pop, très british et ce sens de la rhétorique, très français… Et surtout réussir à mélanger les deux pour donner des compositions très séduisantes… il y en a peu qui réussissent la recette. […] On dit dans le cas de notre recette qu’ils apportent de la fraîcheur dans le paysage musical belge. Et de plus, sur scène, ils font preuve d’une sincérité et d’une simplicité. Là aussi, il y a un côté visuel qui accompagne le groupe : la présence de panneaux par-ci par-là avec des dessins naïfs et des bons conseils pour les petits (aller dormir tôt, se brosser les dents avant d’aller dormir, etc.) Finalement, les embarras du quotidien seront un excellent souvenir musical.
Pour Nandrin, c’est dans la buvette du club de foot transformée en “experimental club” d’une capacité de 300 personnes, soit disant (il
fallait vraiment se serrer alors ! …) qu’ils jouaient (ils auraient préféré jouer en plein air…) C’est donc dans cet endroit assez exigu (trop d’ailleurs pour faire place à l’entièreté de leur décor…) que la spontanéité d’Aurélie (chant) s’est exprimée, rejointe par Thierry, le chanteur. En plus de la présence d’une guitare accoustique (jouée par Thierry De Brouwer), d’une autre électrique (par Frédéric Van Bever), d’une batterie (par Samir Barris), d’une basse (par Aurélie Muller) et de claviers (par Delphine Sigrist), le groupe ajoute d’autres instruments comme le violon (Delphine à nouveau) ou la trompette. Sans compter que les membres du groupe passent avec aisance d’un instrument à l’autre.
C’est un vrai plaisir à chaque fois d’entendre un groupe qui ne se prend pas la tête et qui s’amuse avec le public, d’autant plus quand les compositions sont à la hauteur, comme c’est le cas avec eux. |
Novastar |
Novastar et son leader Joost Zweegers sont passés l’année dernière à la vitesse supérieure. Révélé en 1996 au Rock Rally, le groupe a atteint les sommets du hit belge avec leur premier album éponyme et le single "The best is yet to come". Chanson qui, d’ailleurs, est peut-être un présage puisque leur album va sortir prochainement aux Etats-Unis.
Quand déjà au départ, les compositions pop sont efficaces, simples et contiennent de bons refrains... il ne reste plus qu’à assurer sur scène. Ce qu’ils n’ont pas manqué de faire, en toute simplicité. L’ambiance des chansons rappelle quelque peu la pop des années 80. Le groupe s’est produit sans décor spécifique, sous la "big tent" où il faisait chaud apparemment puisque le chanteur, Joost, avait le visage en sueur. On ne contestera pas les organisateurs du Nandrin festival qui voient le groupe comme "fier représentant de ce qui se fait de mieux en rock Belge pour le moment". Oui réellement, le groupe mérite leur statut de "popstar" belge. |
Fred & the healers |
On le sait tous, Fred & the Healers est LE groupe belge de blues par excellence. L’heure de Robert Plant approchant, le public était plus nombreux. Etant donné que Fred & the Healer propose un registre assez proche de ce que fait Robert Plant (moins rock tout de même), forcément le public a apprécié. Tant mieux car, même si on n’est pas fan de blues, c’est toujours magnifique de voir un groupe belge rencontrer le succès. |
Robert Plant & strange sensation |
Avec les Wailers (qui se sont désistés), Robert Plant était LA tête d’affiche de ce festival. Et c’est forcément lui qui a rempli complètement le terrain. Lorsqu’on reçoit un dinosaure, il faut que tout le monde soit attentif ! C’est d’ailleurs pour cette raison qu’il n’y avait aucune alternative musicale à Robert Plant. Aucun DJ, aucun autre groupe à écouter. Les quelques propositions pour éviter Robert : aller boire un verre, discuter avec ses copains, dormir dans la voiture ou surfer chez Teledisnet. Mais, il faut le dire pour ceux qui n’ont pas connu les années ‘70, Robert Plant n’est pas n’importe qui ! Il est le chanteur d’un des groupes les plus mythiques de cette époque : Led Zeppelin. Cela force évidemment le respect. Après sa courte expérience avec Jimmy Page, guitariste du groupe mythique, le voici avec une nouvelle formation. Ce qui ne nous a pas empêché d’entendre deux des plus sublimes chansons de Led Zep : "Babe, I’m gonna leave you" et "Whole lotta love". Pour cela, il a fallu rester jusqu’au bout, attendre les rappels. Sans conteste, le public était ravi, enchanté ! C’est le principal. |
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Il fallait oser mettre d’autres groupes après le dinosaure. Et ce ne fut pas évident pour Aka Moon de prendre la relève. Le pré s’est littéralement vidé, il ne restait plus que le quart du public de Robert Plant. Pour ceux qui ne connaissent pas, Aka moon est un groupe belge qui a décidé de s’orienter vers le free-jazz. Sur scène, il ne restait plus qu’un batteur, un saxophoniste et quelques samplers . Je n’en dirai pas plus parce je n’ai jamais su apprécié le free-jazz. |
Studio Pagol |
Avant de vous parler de cet incident artistique, le concert en lui-même. Le groupe s’est formé suite à la séparation du groupe Largo. Marc et Boulon se sont adjoints la collaboration de Madida Feguigui, une chanteuse arabe et John Liton Baroï, un chanteur indien (qui chante en bengali) pour former leur nouveau projet "ethnico-dance". Effectivement, les rythmes sont dansants et les chants féminins ou masculins sont plutôt aériens. Leur musique donne vraiment envie de bouger et les chants nous emportent en voyage, du côté de l’orient. L’utilisation d’éléments électroniques comme les samples de rythmes ou certains sons reproduits au synthé se marient allègrement à la puissance de la batterie ou d’autres instruments comme la guitare, l’accordéon, les percussions, etc.
Après Dour et les Francofolies de Spa, c’est Nandrin qui les accueillaient. Normalement prévus à 1h15 du matin, le groupe n’a pu commencer qu’à 2h15. Ils devaient jouer 45 minutes mais vers 2h45, l’organisateur du festival est venu dire aux "rescapés" de Plant et Aka Moon, désireux de continuer la fête, que le concert était terminé. La faute à qui ? Pas à l’organisation mais plutôt au chef de police qui a pris la décision "pour le respect de mes riverains" (selon ses propos). Madida, la chanteuse, a directement dit sa façon de penser à l’organisateur : "C’est scandaleux, on n’arrête pas un groupe en plein concert !" Je parierai que l’année prochaine, le groupe aura les honneurs de la grande scène. Il faut bien une compensation à cet arrêt prématuré. Pourtant un an, c’est long, il peut se passer beaucoup de choses...
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