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21 juillet 2002 |
Yel / Jeff Bodart / Perry Rose / Calogero / Yannick Noah
J'attendais beaucoup de ce concert car je ne suis pas restée indifférente à leur premier
album et surtout à "Nouvelle vague", titre qui ouvre l'album. Ce titre est très accrocheur grâce à la mélodie créée par les guitares et au texte pas dénué de sens... Leurs chansons, au niveau musical, me rappellent celles de Placebo et les textes, en français sont, comme je le disais, réellement intéressants.
On peut également faire un rapprochement avec Noir Désir (la chanson "Comme un seul homme") ou Daran (surtout la façon de chanter de Jean-Cristophe), époque "les chaises", quand il n'avait pas la grosse tête...
Yel a réussi un savant mélange entre musicalité rock britannique et écriture francophone intelligente. Et de savoir qu'ils sont belges me ravit d'avantage.
"Bon, c'est pas tout cela mais le concert alors..."
Agréable. Les guitares gagnent en puissance. Jean-Christophe Van Achter (chant) s'adresse au public, l'invite à participer. Tout est concentré sur les chansons, donc pas de grandes surprises, pas de réelle folie mais c'est très bien comme cela.
Il ne faut pas hésiter à aller voir ce groupe en concert (rendez-vous à Nandrin...) car leur premier album est déjà une réussite.
Les autres photos de Yel
Jeff Bodart parcours les routes en solo depuis quelques années déjà. Et, je dirais
que sa musique a, elle aussi, bien évolué ! De l'univers très pop sympa de son premier album solo à ce qu'il fait maintenant, il y a un monde. Jeff Bodart vire presque rock !
Sur scène, une pile électrique ! Il bouge dans tous les sens, ne tient
pas en place, court d'un coin à l'autre de la scène, saute dans tous les coins et même dans la fosses aux photographes où il glisse sur une peau de banane et se foule la cheville. Et nous ne sommes qu'à la troisième chanson mais qu'importe ! Jeff Bodart est un vrai showman, le spectacle doit continuer...
Il scande alors : "Un massage...", une femme, une fan (?) s'exécute... Le voilà ainsi debout à courir encore partout, à grimper sur les baffles... Il est incroyable et increvable.
Ce qui ne l'empêchera pas d'être emmené en ambulance aux urgences... Mais même sur une civière, il reste fêtard... "Non, je redescends de suite après pour faire la fête..."
Les autres photos de Jeff Bodart
Alors que la folie celte est retombée, Perry Rose joue toujours un folk irlandais
de bon aloi. Répertoire anglophone mais hommage francophone à Pierre Rapsat, en reprenant la chanson "Julian".
Les autres photos de Perry Rose
De la fosse aux photographe, je retiendrai les fans scandant d'impatience
sur l'air de "On est les champions" un "Calogero, Calogero, Calo, Calo, Calogero..." Je retiendrai aussi la discussion d'une fan au garde de la sécurité, demandant à avoir la serviette de Calogero s'il la lance près du garde. Ce n'est pas la serviette qu'il a lancée mais son onglet de basse.
Occupée à faire les photos, je ne me suis rendue compte de rien. Mais, très vite, on me tape sur l'épaule... l'onglet est tombé à mes pieds. Je le ramasse, me retourne et il y a d'autres envieuses que "la dame à la serviette". Je peux comprendre, il a un sourire assez craquant...
Hormis cela, j'ai été agréablement surprise par sa prestation, la qualité de ses chansons, le choix judicieux quant à son répertoire.
Il a une façon particulière de s'adresser au public : tout en bégayant, il avoue qu'il n'est pas très doué pour cela et que chaque soir donc il s'entraîne... Le public apprécie l'effort et l'humour... Il a, pourtant, si bien présenté sa dernière chanson : "Vous la connaissez cette histoire d'ascenceur qui parle d'une jeune fille très à l'aise et d'un jeune homme pas très à l'aise !...
Pour celles et ceux qui ne connaissaient pas encore "Calo", je pense qu'il a réussi à charmer d'autres personnes.
On peut dire que, comme beaucoup d'autres, j'ai été largement séduite
par Calogero. Il sait mettre le feu, il chante bien mais surtout, point très important que Clarisse m'a rapporté du bout de la fosse aux photographes : je cite "Et bien, il est beau, en plus il avait la chemise ouverte et... pas un poil sur le torse!
Alors là, je craque. Un bel homme pas poilu et qui chante bien comme ça, je prends ! Zut de Zut! pendant que Calogero chantait on a raté Chantal Eden!
Les autres photos de Calogero
Yannick Noah est un peu...fou dirons nous. Il montre ses fesses, saute dans la foule pour la faire danser, fait le tour de la place de l'Hotel de Ville à pieds nus en frappant dans les mains. Bref il est prêt à tout pour mettre le bor...
Sa musique : du reggae, du reggae et encore du reggae. Avis aux amateurs, depuis, saga Africa, il a fait de sérieux progrès en chant.
Après mûres réflexions avec d'autres personnes présentes ce soir-là, il n'y a qu'une conclusion : Yannick avait fumé ! C'est impossible autrement !
Je ne dirais pas que nous allions voir Noah avec les pieds de plomb mais son univers musical ne rentre pas vraiment dans nos goûts. Dépassant nos à prioris, nous sommes restées après Calo.
Je dirai que je ne le regrette pas. Faisant preuve d'un humour digne d'un pro, Yannick m'a amusée, divertie, entre ses chansons. Et chaque interlude reste en mémoire. Alors que Charles Gardier demandait de faire un triomphe à Yannick Noah pour qu'il n'oublie pas Spa et qu'il revienne vite, je pense que c'est plutôt Spa qui se souviendra de ce concert. 2h25 de folie. Avec en prime, un honneur à notre Fête Nationale : en rappel, il est venu nous sortir une "bonne du curé" assez incroyable, reprenant également Plastic Bertrand ou encore "Ne me quitte pas" de Jacques Brel. J'en connais qui ne s'en sont pas encore remises...
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