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On a vu : |
Avant de vous laissez lire nos différents compte-rendus et des photos, nos commentaires sur le festival :
C'est la première fois que nous y assistions et nous sommes très contentes d'y être allées ! Avec une telle affiche, on se disait que le Bat Rock ferait le plein. Je me pose donc une question : qu'est-ce qui pousse une personne, vous peut-être, à aller à un festival ? Je répondrai : 1) les artistes présents, 2)le prix, 3) la qualité sonore, 4)l'ambiance, 5)...?
Côté artistes, il n'y avait vraiment pas de quoi se plaindre ! Nous avions la crème du rock belge présent et futur ! Le prix était raisonnable, le son : correct quand on n’était pas trop proche des baffles et l'ambiance, c'était pas la grande foule mais les gens s'amusaient. Certains s'amusaient tellement qu'ils n'écoutaient pas les concerts, (la voici la cinquième raison d'aller à un festival...). Je ne comprends donc pas pourquoi il n'y avait pas plus de monde.
Pour les reproches au niveau de l'organisation, on signalera les retards dans les horaires le premier jour ou encore la longue attente entre deux concerts (chaque artistes devait faire la balance, etc.).
Zop Hopop - Arno - Glorybox - Vanilla Coke - Daan - Sharko - Ghinzu
Pour un groupe qui était seconde tête d'affiche (avant Arno), c'était trop court
! Evidemment, la majorité du public était venue pour Arno, c'est pourquoi
Sacha Toorop a eu la "bonne" (?) idée d'écourter le concert. Une prestation
qui, selon certains, devrait plutôt prendre place dans un lieu plus intimiste.
Le deuxième album ("Western") du Liégeois doit sortir en septembre
et lors de ce concert, nous avons pu découvrir 6 nouveaux titres dont le single
"What I ought to do" A l'écoute de ce "live", on se réjouit
vivement de la sortie de cet album !
Ce qui est intéressant quand on parcourt les festivals, c'est de voir (et de
comparer) les concerts d'un artiste. Dans le cas qui nous occupe, il s'agit
d'Arno. Il y a peu, il était présent sur la place de l'Hôtel de Ville de Spa
devant ± 8.000 personnes dans le cadre des Francofolies de Spa. Cette année,
il égrène les "petits" festivals, se produisant, comme par exemple
au Bat Rock, devant 800 personnes.
Comme l'ont surnommé les organisateurs du Bat Rock, le "Monument National" s'est donné entièrement au public présent ! Arno, tout le monde le sait et c'est pour cela qu'on l'aime, c'est un sacré personnage ! Un caractère bien trempé, jamais avare de petits mots, de petites phrases comme :
"Je suis flamand mais mon zizi est international" Sur scène, c'est pareil, il dit les choses comme il les ressent. La spontanéité d'Arno fait alors que chaque concert est unique. Comme toujours, son répertoire combinait l'anglais au français, le blues au rock, les titres moins connus aux tubes ("Les Yeux de ma mère", "Les Filles du bord de mer", "Putain, putain", etc.)
A revoir le 8 septembre au "Waremme Capitale Rock 01", Grand'Place de Waremme.
Un jeune groupe composé de personnes venant des Etats-Unis et de Scandinavie.
Leur musique est classée dans la "noisy pop". Un batteur, un bassiste,
un guitariste et une chanteuse. Pour ménager la rudesse des guitares, la chanteuse
compense par une voix douce. Ils ont, en plus de cette force apportée par les
guitares, un vrai sens mélodique dans leurs compositions. Le guitariste
a chanté une des chansons et on découvre qu'il a une superbe voix. D'où la réflexion
de Célyne : "Le groupe gagnerait à calmer leurs guitares et le guitariste
devrait chanter plus souvent comme chanteur principal".
De gauche à droite: |
J'avais quelques a-prioris concernant le groupe, me disant que ce qu’ils faisaient
musicalement n’étaient pas révolutionnaire. Evidemment, je ne les avais pas
encore vus sur scène. Résultat, après ce live, je me rattrape en écoutant l’album.
On l’aura compris dès la pochette du Cd, le groupe mise, lui aussi, sur l’humour.
Il faut croire qu’entre Ghinzu, Sharko quand il est aux francos, Sttellla et
les Gauff’au Suc’ l’humour est devenu obligatoire pour les Belges. Et même si
le groupe travaille consciencieusement, ils ne cachent pas que c’est d’abord
le fait de s’amuser qui les motive. Donc, Vanilla Coke, c’est d’abord un concept
visuel. Quelqu’un du public m’a fait la réflexion suivante : “ils sont
terribles en concert mais l’album, je n’ai pas tellement accroché”. Dans
l’interview (à voir prochainement ici) que nous avons eue avec le bassiste,
Olivier Dardenne, il nous disait qu’effectivement, ce qu’ils faisaient n’allait
pas révolutionner le monde musical. Mais sur scène, c’est le délire, le groupe
s’amuse et le public suit. Très communicatif avec l’audience, ils se permettent
même une pause cognac, dans leur décor kitch, entre les vieilles lampes et le
canapé bordeaux. Sans compter qu’au final, leur musique passe très bien !
Si vous ne les avez pas encore vu, ne les manquez pas au fêtes de Wallonie à Namur en septembre car le visuel qui accompagnait cet album sera bientôt remplacé.
C'était peut-être étonnant de voir Daan en concert alors qu'aucun nouvel album
n'est sorti mais c'est toujours un vrai plaisir. Accompagné par les deux musiciens
qui le suit habituellement, ils ont joué des titres tirés de son premier album
solo dont "50%", "Boots", "Convertible chaos".
En attendant la sortie d'un nouvel album déjà composé, Daan a choisi de faire
quelques concerts, juste pour le plaisir d'être sur scène. On avait déjà trouvé
que le CD est génial, la version live est, elle aussi, un pur moment de bonheur
musical.
Alors qu'on attendait patiemment que Daan finisse son repas pour nous accorder une interview, Sharko entrait sur scène, fort attendu par le public de Comblain. Après l’avoir raté aux francos à cause de Pirette, nous l’avons entrevu au Bat Rock. Le temps de le voir habillé (cette fois… voir le compte-rendu des francos) comme à l’habitude avec son jeans, son pull et son bonnet. Bien entendu, nous avons eu droit à “I went down” et même plutôt deux fois qu’une. Il nous a également proposé une version personnelle du titre des 10CC “I’m not in love”. Nous n’avons pas vu le concert mais entendu, entre deux questions-réponses de Daan. Sharko a une voix particulière et ses compositions, qui viennent de subir un lifting pour une version "internationalisable" de son album, mérite une meilleure écoute. Séance de rattrapage au festival à Waremme le 8 septembre. Et cette fois, à priori, rien ne devrait nous empêcher de le voir et peut-être de l’interviewer.
On nous les présente comme l'avenir du rock belge, de futurs grands nous dit-on.
Je ne nierai pas. Dès la sortie du premier single, j'ai craqué directement sur
cette mélodie au piano, accompagnée d'un chant entre douceur et rage.
La rage, ils en avaient ce soir. Le concert était puissant bien que de temps en temps, ils offrent un peu de repos avec des chansons comme "Thoughts behind the scene" ou "Rotten star". Il ne faut pas rater le début de leur concert car ils y apportent un petit aspect visuel.
Si vous ne les avez pas encore vus ou entendus, rattrapez-vous avec "Electronic
Jacuzzi", leur premier album.