Beautiful, beautiful ! C’est
eux qui le disent, je dirai plutôt "destabilizing Garbage".
Déjà, le single "Androgyny" est on ne peut plus commercial.
A tel point qu’il suffit d’avoir entendu les 15 premières secondes pour
déjà avoir l’air en tête. Les couplets sont chantés comme du R’n B (genre
Destiny’s child, voire Ace of Base !) et c’est seulement parce qu’il
y a une guitare dans le refrain qu’on se souvient que Garbage est un
groupe de rock (quoi que ?!?). J’ai même parfois l’impression d’entendre
un jeune groupe qui s’essayerait au rock (le titre "Cherry Lips",
c’est Britney Spears qui embrasse Blink 182 sous le sapin de Noël, et
je ne crois pas exagérer). Pour continuer le rayon "Je trouve ça
pénible", on y trouve aussi "Can't cry these tear". A
l’écoute de ces plages, on a du mal à croire que les compositeurs de
cet album ont atteint la maturité. On croit difficilement que Butch
Vig a travaillé avec Billy Corgan, Nirvana, etc. Shirley où est passée
ta hargne ! Au rayon "ca se laisse écouter", on trouve : "Til
the day I die", "Silence is golden", "Breaking up
girl", "Drive you home".
Je voudrais tout de même rassurer les fans des deux premiers albums
: malgré tout, on y trouve certains titres intéressants : "Shut
your mouth" à la hauteur des anciens "Only happy when it rains"
ou "Push it" et donc un vrai régal, "Cup of coffee",
ballade agrémentée d’arrangements de cordes, "Parade" au tempo
relevé, "Nobody loves you" quelque peu James Bondiesque par
le riff de guitare, "Untouchable", très Rock-Hip-hop et "So
like a rose", ou la voix de Shirley Manson ressemble à celle de
la chanteuse de Mazy Star pour la collaboration qu’elle a eue sur le
titre "Asleep from day" des Chemical Brothers.
Au risque d’y aller très fort, je conclurai par cette phrase : avec
cet album, Garbage mérite presque son nom !
Et Alex (Nameless) sait combien j'aim(ais?)e Garbage.
C.Flohimont.