Faites un passage sur leur site et vous y trouverez
une bio assez... interpellante. La création de cette formation serait
due à un père commun. Rien que par cette bio, on décèle chez les Bouldt,
un esprit créatif.
L’histoire de la famille Bouldt m’a apostrophée dès la première écoute
de "Monster" qui, par son rythme up-tempo se voit différencié du reste
de l'album. L'univers de "Presents" reste en général très feutré. "The
Wet Grass", titre qui ouvre l'album laisse promettre un moment engageant.
A l'écoute de certaines plages, des noms se murmurent : "Monster" semble
inspiré de Bjork, "Playboy" de PJ Harvey. "Sweet Babe" des Chemical
Brothers lorsqu'ils se font nonchalants. L'album recèlent nombre de
mélodies attachantes, ayant toutes la particularité d'enchanter les
esprits. "Playboy" souscrit, grâce à la présence d'une choriste, un
subtil agencement entre voix masculines et féminines.
Le groupe choient leurs auditeurs, non seulement par l'ajout d'un titre
bonus à la fin de "Sweet Babe" mais d'autant plus que les mille premiers
exemplaires de cet album contiennent un cd bonus comprenant des remixes
de "Monster", "Sunday Morning", "Sweet Babe", une vidéo de ce denier
titre, ainsi que trois autres chansons. Bizarrement le remix de "Monster"
aurait très bien pu être considéré comme la version originale. A moins
qu'on ne veuille la considérer comme une version acoustique... là est
justement la finesse du groupe, la distinction.
"Presents" est un album qui se révèle à chaque nouvelle écoute, qui décèle
peu à peu ses secrets pour finir par être indispensable dans le paysage
musical belge.
C.Flohimont.